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Moyen-Orient

Les Houthis menacent l'Égypte après son accord pour défendre l'Arabie saoudite

Mohammed Ali al-Houthi, membre du bureau politique de l'organisation terroriste houthie soutenue par l'Iran, a accusé l'Égypte le 27 octobre 2026 de déclarer la guerre au Yémen en autorisant une aide militaire à l'Arabie saoudite. Il présente cette décision comme un service rendu à Israël, alors que le président Abdel Fattah al-Sissi limite l'aide à la défense du territoire saoudien et exclut des attaques au Yémen.

Une côte désertique rocheuse bordant une mer calme et un navire militaire au loin à l'aube
Navire devant le désert · Avertissement

Une autorisation votée le 26 octobre

Le Parlement égyptien a donné son feu vert la veille de la déclaration publiée sur Telegram. Reuters, AP et AFP rapportent que les députés ont habilité le président à soutenir la défense du territoire et de la souveraineté saoudiens. Reuters et AFP évoquent au moins deux tiers des membres favorables, sans décompte détaillé publié de la séance à huis clos.

Al-Sissi a présenté cette aide comme dépendant d'une coordination avec Riyad et d'une demande saoudienne. Il a exclu des attaques contre le Yémen et insisté sur la protection des frontières du royaume. Cette position précise l'objectif annoncé, mais ne fournit ni plan opérationnel détaillé ni calendrier de déploiement.

Le vote ne confirme pas l'arrivée de forces

Une source régionale anonyme a indiqué à AP que les projets comprenaient des systèmes de défense aérienne et des appareils destinés à intercepter missiles et drones. Elle a exclu l'envoi de troupes terrestres au Yémen. Ce sont des indications sur les préparatifs, pas une annonce égyptienne confirmant l'arrivée d'un contingent précis.

Les informations consultées jusqu'au 30 octobre ne fournissent pas de confirmation officielle des effectifs, des équipements ou des dates d'arrivée relevant de cette nouvelle autorisation. La durée et le coût de la mission restent également imprécis. Le pouvoir d'agir accordé par le Parlement ne prouve pas l'exécution de toutes les mesures envisagées.

Israël au centre d'une accusation houthie

Selon Ynetnews, al-Houthi a présenté le soutien à Riyad comme une guerre contre le Yémen et un avantage majeur pour Israël. Cette accusation émane d'un responsable du groupe soutenu par l'Iran: elle n'est ni l'explication officielle égyptienne ni la preuve d'un rôle israélien. Les Houthis contrôlent Sanaa, mais ne représentent pas le gouvernement yéménite reconnu internationalement.

Le 29 octobre, un autre responsable houthi, Mohammed al-Bukhaiti, a déclaré au média égyptien Al Manassa qu'une aide même défensive constituerait une participation à la guerre. Un diplomate égyptien anonyme a indiqué au même média que Le Caire avait transmis des messages privilégiant un règlement politique et excluant des attaques. Ces propos soulignent l'écart entre les menaces houthies et la position égyptienne.

Des interceptions saoudiennes et une offensive au Yémen

Le débat intervient après des vagues de missiles et de drones visant l'Arabie saoudite. Le 29 octobre, la coalition dirigée par Riyad a annoncé l'interception de deux missiles balistiques visant la capitale. La défense civile a signalé un blessé léger et des dégâts à une maison et un véhicule, selon Arab News dans sa mise à jour du 30 octobre.

Début octobre, le gouvernement yéménite reconnu internationalement a annoncé une offensive pour reprendre des territoires aux Houthis, avec l'appui saoudien. Les combats et les revendications d'avancées se poursuivent, sans que chaque changement de contrôle soit confirmé indépendamment. C'est dans ce contexte que l'Égypte pourrait ajouter des capacités défensives.

Des négociations, sans accord confirmé

Le 26 octobre, Israel Hayom a cité des sources diplomatiques anonymes du Golfe évoquant une offre saoudienne d'un milliard de dollars aux Houthis, via l'Iran, contre l'arrêt des attaques. Un responsable saoudien cité n'a pas confirmé de transfert. Aucun accord ni paiement publiquement confirmé ne permet d'affirmer qu'un cessez-le-feu a été obtenu.

Le ministère saoudien des Affaires étrangères décrit les discussions à Téhéran comme un effort de désescalade, selon Ynetnews. L'Égypte a aussi un intérêt maritime direct: Bab el-Mandeb relie la mer Rouge au golfe d'Aden et à l'itinéraire desservant Suez. Les prochaines annonces du Caire devront préciser l'application du mandat, tandis que l'efficacité de l'aide et de la diplomatie se mesurera à la réduction des attaques.

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