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Sécurité et défense

Des fonds iraniens alimentent le réarmement du Hezbollah face à Israël

Le Hezbollah prépare depuis environ trois mois une éventuelle reprise des combats contre Israël, avec l'appui de dizaines de millions de dollars iraniens, selon Reuters le 26 octobre 2026. Les sources citées décrivent des achats d'explosifs, la fabrication de drones d'attaque et une remise en état du commandement, mais précisent que l'organisation terroriste n'a pas entièrement reconstitué ses stocks ni préparé ses combattants.

Un poste d'observation vide sur une crête rocheuse et un petit drone au crépuscule
Poste dominant les crêtes · Avertissement

Un financement militaire distinct de l'aide aux familles

Des sources sécuritaires libanaises et une personne proche du Hezbollah ont indiqué à Reuters que les fonds servaient à renforcer ses capacités militaires. Le montant exact, les dates et le circuit des transferts n'ont pas été documentés publiquement. Ce financement demeure donc un récit attribué à des sources anonymes, et non un bilan financier officiellement confirmé.

Il s'ajoute aux quelque 200 millions de dollars dont Reuters avait fait état plus tôt en octobre pour les familles déplacées. La distinction est essentielle: le nouveau reportage concerne un soutien militaire supplémentaire. Il n'établit pas que l'ensemble de l'aide précédemment annoncée aux familles aurait financé des armes.

Des drones et des difficultés de coordination

Deux sources sécuritaires libanaises décrivent des efforts concentrés sur les explosifs et les drones destinés à attaquer les positions israéliennes au sud du Liban. D'autres évoquent la restauration de systèmes de commandement et de contrôle endommagés. Le service de presse du Hezbollah a contesté l'affirmation selon laquelle ces systèmes se seraient désorganisés.

Les sources citent Bint Jbeil et la crête d'Ali al-Taher parmi les secteurs où les pertes ont révélé des problèmes de coordination. Selon elles, les petites unités et l'emploi limité des armes antichars ont laissé certains combattants isolés face aux systèmes israéliens téléopérés. Il s'agit de leur évaluation des combats, pas d'un récit intégralement confirmé par Israël.

L'armée israélienne a indiqué à Reuters utiliser des systèmes téléopérés pour surveiller le sud du Liban et limiter l'exposition de ses soldats. Elle a refusé de commenter l'ensemble du reportage sur le réarmement. Cette réponse ne confirme donc pas le montant des financements iraniens évoqués.

Une saisie d'explosifs débouche sur des poursuites

Le 15 octobre, un représentant du Hezbollah a reconnu que des explosifs saisis par les autorités libanaises appartenaient au mouvement, affirmant qu'ils visaient les forces israéliennes. Un responsable du Hezbollah et une source sécuritaire ont précisé à Reuters qu'ils étaient destinés à des drones explosifs. La reconnaissance de propriété ne vaut pas vérification indépendante de leur utilisation prévue.

Le 30 octobre, AP et LBCI ont rapporté, en citant l'Agence nationale d'information libanaise, des poursuites contre 13 personnes dans l'affaire du camion intercepté à Dahr al-Baydar. Les accusations portent notamment sur la détention d'armes et d'explosifs et des atteintes à la sécurité de l'État. Il ne s'agit pas de condamnations; cette affaire n'établit pas non plus les transferts iraniens rapportés.

La position israélienne et la pression américaine

Dans une communication du 8 septembre, l'armée israélienne accusait le Hezbollah de transférer des armes, de restaurer des sites militaires et de reconstruire les capacités de la force Radwan. Israël présente ces activités comme des menaces pour ses soldats et ses habitants, ainsi que des violations des arrangements de juin. Cette position officielle précède le reportage d'octobre.

Un porte-parole du département d'État a déclaré à Reuters que Washington continuerait à viser les finances du Hezbollah par des sanctions et d'autres moyens. Le Trésor américain affirme que l'Iran peine davantage à obtenir et à transférer de l'argent. Ces déclarations décrivent une pression financière sans démontrer le blocage de tous les transferts.

Le cessez-le-feu n'a pas réglé le réarmement

Le Hezbollah a ouvert le feu sur Israël le 2 mars 2026 en soutien à l'Iran, provoquant l'offensive israélienne au Liban. Les combats ont diminué pendant l'été après des arrangements comprenant un cessez-le-feu, mais les frappes et affrontements au sud ont continué. JNS rapportait déjà le 2 décembre 2025 une alerte israélienne sur la reconstruction rapide des capacités du mouvement.

Pour la frontière nord d'Israël, les questions restent l'étendue des capacités restaurées et l'application des restrictions sur les armes. Les sources de Reuters décrivent des préparatifs encore incomplets. Le reportage documente un risque persistant, sans établir qu'une nouvelle guerre a été décidée ou programmée.

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