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Politique et diplomatie

L’Albanie signe un accord pour participer à la force de stabilisation à Gaza

L’Albanie a conclu un accord de participation à la Force internationale de stabilisation prévue à Gaza, a annoncé son ministère de la Défense le 23 octobre 2026. Cette étape prépare une mission chargée notamment de la démilitarisation et de la coordination avec Israël et l’Égypte. Elle ne confirme pas l’entrée de soldats albanais dans l’enclave.

Composition conceptuelle avec un dossier vert, un stylo et une maquette de quartier côtier dans une salle vide, sans représenter une signature réelle
Préparer une mission sécuritaire · Avertissement

Ce qui a été signé à Tirana

Selon le ministère albanais de la Défense, la cérémonie s’est tenue au siège de l’état major des forces armées. Le chef militaire albanais, Arben Kingji, et le commandant de la force internationale, Jasper Jeffers, ont signé l’accord. Le ministre de la Défense Ermal Nufi et l’ambassadeur américain Eric Wendt étaient présents.

Ermal Nufi a présenté cette signature comme la réaffirmation de l’engagement de l’Albanie, membre fondateur du Conseil de la paix, en faveur de la sécurité et d’une stabilité durable à Gaza. Cette déclaration expose un objectif officiel. Elle ne permet pas de conclure que les conditions recherchées sont déjà réunies.

Le communiqué ne précise ni les effectifs, ni les unités, ni la date de déploiement, ni les règles d’emploi de la force. La durée de l’engagement albanais et les équipements affectés ne sont pas davantage indiqués. Ces éléments détermineront la portée opérationnelle de la participation.

Un engagement antérieur à cet accord

L’Albanie avait déjà annoncé son intention de fournir du personnel. Un rapport du Conseil de la paix aux Nations unies, daté du 15 mai 2026, mentionne une déclaration signée le 19 février 2026 par l’Albanie, l’Indonésie, le Kazakhstan, le Kosovo et le Maroc. Il évoque aussi une reconnaissance préalable de sites de déploiement à la fin du mois d’avril.

L’accord annoncé le 23 octobre 2026 constitue donc une nouvelle étape de formalisation. Une déclaration d’intention, un accord de participation et un déploiement effectif correspondent à des actes distincts. La confirmation du premier ou du deuxième ne prouve pas l’achèvement du troisième.

Le Conseil de la paix a indiqué que l’Albanie apporterait un soutien aux opérations de sécurité ainsi que des capacités de planification, aux côtés des contributions du Maroc et du Kosovo. Cette annonce, également rapportée par JNS le 24 octobre 2026, décrit le rôle envisagé sans fixer de calendrier d’entrée à Gaza.

Démilitarisation et coopération avec Israël

Le cadre de la mission repose sur la résolution 2803 du Conseil de sécurité, adoptée le 17 novembre 2025. Elle autorise une force temporaire placée sous un commandement unifié, en consultation et coopération étroites avec Israël et l’Égypte, dans le respect du droit international.

Ses missions comprennent la sécurisation des zones frontalières, la protection des civils et des opérations humanitaires, ainsi que l’appui à la formation d’une police palestinienne dont les membres auront été contrôlés. Le mandat prévoit aussi le démantèlement des infrastructures militaires et terroristes, la prévention de leur reconstitution et la mise hors service définitive des armes des groupes armés.

Ces dispositions concernent directement la sécurité israélienne. Le texte associe la présence internationale à la prévention d’une nouvelle montée en puissance militaire des organisations terroristes. Il définit un rôle concret, mais l’existence d’un mandat ne démontre pas que la démilitarisation est réalisée sur le terrain.

Les questions qui restent ouvertes

La résolution lie également le retrait militaire israélien aux progrès de la stabilisation et de la démilitarisation, selon des critères, des étapes et des délais à convenir. Elle permet le maintien d’une présence dans un périmètre de sécurité jusqu’à ce que Gaza soit protégée contre une résurgence terroriste. L’annonce albanaise ne modifie pas ces conditions.

L’autorisation accordée au Conseil de la paix et aux présences civiles et sécuritaires associées court jusqu’au 31 décembre 2027, sous réserve d’autres décisions du Conseil de sécurité. Cette échéance concerne le mandat international existant, et non une date annoncée de début ou de fin du service albanais.

La nouveauté est donc un accord formel conclu par un pays qui avait déjà promis son concours. Son effet dépendra des effectifs, des responsabilités et des modalités de déploiement qui seront précisés. La signature contribue à construire la mission, sans démontrer qu’une solution sécuritaire opérationnelle remplaçant le pouvoir du Hamas existe déjà.

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