Ce qu'a rapporté The Telegraph
The Telegraph a indiqué le 26 septembre 2026 avoir identifié 53 personnes présentées dans la couverture de la BBC comme des journalistes tués pendant la guerre et pour lesquelles, selon le journal, des éléments faisaient apparaître des liens avec le Hamas, le Jihad islamique palestinien ou d'autres groupes armés.
D'après l'enquête, 10 de ces noms figuraient sur le site anglophone de BBC News ou à la fois sur les services anglais et arabe, tandis que 43 apparaissaient uniquement dans la couverture de BBC Arabic. Le quotidien a réparti les 53 cas en plusieurs catégories. Il affirme que 12 avaient déjà été retirés de la base de données des victimes du Comité pour la protection des journalistes, le CPJ. Il indique également que des groupes armés avaient publié des avis de décès pour 20 autres personnes, tandis que d'autres cas concernaient des images ou des vidéos en ligne montrant des individus avec des armes ou en tenue militaire.
Le chiffre de 53 et cette répartition sont des conclusions rapportées par The Telegraph. Ils ne résultent pas d'une enquête indépendante d'IsraelNews.io et ne correspondent pas aux conclusions de l'examen plus large mené par le CPJ.
Ce qu'a conclu l'examen du CPJ
Le 24 septembre 2026, le CPJ a publié les résultats d'un examen plus vaste portant sur 229 décès de journalistes et de professionnels des médias documentés en Israël et dans les territoires palestiniens entre octobre 2023 et août 2026.
Sur la base de nouvelles informations, le CPJ a retiré 22 personnes de sa base de données, en a réintégré six et en a reclassé 12. Parmi les 22 personnes retirées, 19 l'ont été après que de nouvelles recherches ont établi leur participation à des combats. Trois autres ont été retirées après que le CPJ a conclu qu'elles n'étaient ni journalistes ni professionnelles des médias.
La liste des personnes retirées pour participation à des combats comprend des noms également cités dans les informations concernant la BBC, notamment Mohamed Nabil Al-Zaq, Mostafa Bakeer et Abdallah Iyad Breis.
Le CPJ précise que sa méthodologie n'exclut pas une personne uniquement en raison de son affiliation politique, de ses opinions ou de ses liens organisationnels. Selon ses critères, une personne peut être retirée si les preuves montrent qu'elle n'était pas journaliste ou professionnelle des médias, ou qu'elle a participé à des combats.
Ce que dit la BBC
Selon The Telegraph, la BBC a déclaré que le rapport concerné avait été mis à jour pour la dernière fois en août 2025 et reflétait les informations disponibles à l'époque. Après une mise à jour du CPJ en juin 2026, la BBC a indiqué qu'elle réexaminait les personnes incluses dans sa couverture.
Cela ne signifie pas que la BBC a publiquement accepté toutes les conclusions de The Telegraph concernant les 53 noms. À ce stade, le groupe audiovisuel a déclaré qu'il réévaluait la liste à la lumière des nouvelles informations.
Pourquoi cette distinction est importante
La question ne concerne pas seulement le nombre de victimes. Elle touche aussi à la définition d'un journaliste en temps de guerre et à la manière dont les médias et les organisations de défense de la liberté de la presse doivent mettre à jour leurs dossiers lorsque de nouveaux éléments apparaissent.
Les données les plus récentes du CPJ recensent toujours un très grand nombre de journalistes et de professionnels des médias tués dans la guerre et dans les conflits régionaux qui y sont liés. Dans le même temps, l'examen achevé montre que certains cas individuels doivent être corrigés lorsque des preuves ultérieures indiquent une participation à des combats ou que la personne ne répondait pas à la définition professionnelle de l'organisation.
Au 26 septembre 2026, la BBC continue de réexaminer les noms figurant dans ses reportages. Elle n'a pas encore publié de liste détaillée indiquant quels noms seront retirés, corrigés ou maintenus.