Une opération précédée d’un travail de renseignement
Le compte rendu publié le 9 octobre décrit le travail du bureau des étrangers de l’unité centrale d’enquête du district de Judée et Samarie. Selon la police, les deux personnes se seraient rendues dans des zones de récolte en Samarie, en Cisjordanie, pour provoquer des confrontations et des troubles à l’ordre public.
Toujours selon ce récit, des soldats de la brigade territoriale de Binyamin les ont arrêtées avant leur transfert vers un quartier général commun aux services pour interrogatoire. Le texte ne précise ni le village concerné, ni leurs noms, ni leurs nationalités. Il ne permet donc pas de les identifier avec certitude dans d’autres informations sur des arrestations d’étrangers pendant la récolte.
Ce que la police leur reproche
La police allègue un soutien au mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions et une présentation d’organisations terroristes comme légitimes. Elle évoque également des déclarations appelant à la destruction d’Israël et des tentatives de promouvoir des campagnes médiatiques contre le pays.
Il s’agit d’accusations policières, pas de conclusions judiciaires. Le récit reproduit mentionne des renseignements et la constitution d’un dossier probatoire, sans fournir les déclarations, enregistrements ou publications correspondants. Aucune organisation terroriste précise n’y est désignée et aucune appartenance à une telle organisation n’y est établie.
Les informations publiques permettent ainsi de rapporter les soupçons et les mesures prises. Elles ne permettent pas de transformer chaque soupçon en comportement démontré ni d’ajouter une affiliation que le texte ne donne pas.
Une procédure migratoire distincte
Selon le corps du compte rendu, les pièces de l’enquête ont été transmises après les interrogatoires à l’Autorité de la population et de l’immigration pour une audition et une décision sur l’éloignement. Cela n’établit ni l’existence d’une décision définitive d’expulsion ni le départ effectif des intéressés.
Le texte examiné ne contient pas de réponse des deux personnes ou de leurs représentants. Il ne fournit pas non plus de numéro de dossier, de décision judiciaire ou de nom d’avocat. Cette absence ne prouve pas qu’elles étaient sans défenseur ou qu’elles ont refusé de commenter.
Le contexte de la récolte et un précédent
Le 8 octobre, i24NEWS a rapporté que le ministre de la Défense Israel Katz avait demandé de préparer des mesures administratives d’exclusion contre des militants dont les activités seraient considérées comme menaçant l’ordre et la sécurité, après une demande du président du conseil Yesha, Israel Ganz.
Ce reportage décrit des instructions ministérielles. Il ne démontre pas qu’un ordre signé particulier concernait ces deux personnes, ni qu’elles appartenaient aux groupes cités dans les informations générales sur la saison.
Un autre dossier remonte à octobre 2025. Le 22 octobre de cette année-là, The Times of Israel a rapporté l’expulsion de 32 militants, assortie d’interdictions d’entrée de 99 ans, pour une identification présumée à l’Union des comités de travail agricole. Leur avocate, Lea Tsemel, disait qu’ils ignoraient l’existence d’un ordre de zone militaire fermée.
Ses propos concernaient ce groupe uniquement. Dans le dossier actuel, les prochains éléments déterminants seraient une décision migratoire vérifiable et une réponse pouvant être attribuée aux deux personnes effectivement arrêtées.