Le chiffre rapporté au Parlement
Ynet a indiqué le 6 octobre que ce chiffre avait été présenté à la sous-commission du renseignement et des services secrets de la Knesset, après la tentative de détournement d’un avion de Flydubai. Des ressortissants syriens et libanais figuraient parmi les membres d’équipage concernés.
Ce total porte sur des entrées de personnels issus d’un groupe de pays. Il ne prouve ni une infraction ni une menace individuelle. Les informations publiques proviennent du compte rendu journalistique de la réunion, et non d’un procès-verbal publié.
Une vérification proposée 48 heures avant le vol
Selon Ynet, le Conseil de sécurité nationale a été invité à établir avec le Mossad et le Shin Bet une liste de pays présentant un risque élevé. Les listes d’équipages de ces pays seraient transmises pour examen et validation sécuritaire 48 heures avant les vols vers Israël.
Miri Regev a également demandé des mesures provisoires après une enquête préliminaire de son ministère. Ses propositions comprennent la transmission préalable des noms des passagers et des équipages de vols venant de destinations considérées comme présentant une menace. Elle souhaite une application dès dimanche, pendant la poursuite de l’enquête générale.
Des responsabilités encore à préciser
Le dispositif proposé relierait les données migratoires aux contrôles de sûreté aérienne. L’Autorité de la population et de l’immigration fournirait les informations pertinentes sur les passeports à la division de la sécurité du ministère des Transports. Les services de renseignement effectueraient les évaluations demandées.
La requête porte aussi sur le choix de l’organisme chargé de vérifier les listes et sur les moyens nécessaires. Recueillir des noms, évaluer un risque et autoriser un vol constituent des étapes distinctes, dont les responsabilités doivent être définies.
La demande rapportée ne confirme pas l’entrée en vigueur d’une nouvelle obligation générale. Elle ne fixe pas non plus de procédure définitive pour les voyageurs. Les effets concrets pour les compagnies et leurs passagers dépendront des consignes finalement publiées par les autorités responsables.