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Monde

Les propos d’Abdul El-Sayed en 2018 sur la loi VIH du Michigan reviennent dans la campagne au Sénat

Le candidat démocrate s’était opposé à une loi faisant de la non-divulgation du statut VIH un crime. Le Michigan l’a ensuite réécrite pour distinguer intention, transmission et conduite imprudente.

Illustration du Capitole de l'État du Michigan derrière un recueil de lois ouvert portant un ruban rouge de sensibilisation
Illustration éditoriale : La loi sur le VIH du Michigan et la course au Sénat

Abdul El-Sayed, candidat démocrate du Michigan au Sénat américain en 2026, est de nouveau interrogé sur des déclarations faites pendant sa campagne infructueuse au poste de gouverneur en 2018 au sujet de la loi pénale spécifique au VIH. Fox News a relancé le sujet le 25 septembre, mais les sources de l’époque montrent un débat plus nuancé qu’une volonté de supprimer toute responsabilité pénale.

En 2017, El-Sayed avait déclaré à PrideSource que la loi devait être abrogée et qu’une maladie ne devait pas, à elle seule, être criminalisée. Dans un autre entretien en 2018, interrogé sur la réforme proposée par le législateur Jon Hoadley, il l’avait soutenue et déclaré qu’« aucune maladie ne peut être illégale ». À l’époque, le Michigan pouvait poursuivre pour crime une personne sachant qu’elle avait le VIH et ayant un rapport sexuel couvert par la loi sans en informer préalablement son partenaire.

Ce qui a changé

L’ancienne version n’exigeait pas explicitement de prouver une intention de transmettre le virus ni une transmission effective. La peine pouvait atteindre quatre ans de prison. En décembre 2018, le gouverneur Rick Snyder a signé une réforme bipartisane entrée en vigueur en mars 2019.

La loi actuelle est plus étroite. L’intention spécifique de transmettre le VIH constitue un crime; une conduite imprudente sans divulgation qui entraîne effectivement une transmission peut également être un crime; une conduite imprudente sans transmission relève d’un délit moins grave. Le texte tient aussi compte du traitement médical et de la suppression virale.

Le débat aujourd’hui

La controverse ne porte pas sur l’existence de sanctions possibles en cas de transmission intentionnelle. Elle porte sur la question de savoir si le statut VIH et la non-divulgation suffisent à eux seuls, sans considérer l’intention, le risque réel et les traitements modernes. La campagne d’El-Sayed dit aujourd’hui soutenir la réforme bipartisane adoptée par le Michigan. Les sources examinées ne montrent pas qu’il ait voulu légaliser la transmission intentionnelle du VIH.

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