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Monde

L’Iran dément un nouveau cycle de discussions avec les États-Unis sur fond de récits contradictoires à New York

Des sources iraniennes ont rejeté les informations sur un nouveau cycle de négociations et une équipe technique à New York, tandis qu’Axios, Al Jazeera et Reuters ont décrit différents contacts et propositions.

Illustration du siège des Nations unies au bord de l'East River à New York, à côté de deux pages de journal, l'une cochée, l'autre barrée d'une croix
Illustration éditoriale : Informations contradictoires sur des pourparlers entre l'Iran et les États-Unis à New York

Des sources iraniennes ont rejeté les informations selon lesquelles un nouveau cycle de négociations avec les États-Unis serait en cours, alors que plusieurs médias ont décrit des réunions, des médiations et des propositions liées au détroit d’Ormuz. Les titres paraissent ainsi plus contradictoires que ne le prouvent nécessairement les détails disponibles.

Selon un récit attribué à Fars, des sources iraniennes ont qualifié de fausses les informations sur un nouveau cycle de négociations et sur le déplacement d’une équipe technique iranienne à New York. Elles ont également affirmé que ces publications visaient à influencer les marchés et les prix du pétrole. Aucun élément indépendant examiné pour cet article n’établit ce motif; il s’agit donc d’une accusation iranienne.

Axios, Al Jazeera et Reuters ne décrivent peut-être pas le même type de contact

Axios a fait état d’une médiation arabe autour de l’Assemblée générale de l’ONU et d’efforts en vue d’une éventuelle rencontre américano-iranienne à New York. D’autres informations d’Axios ont évoqué des contacts avec la délégation iranienne, tandis que des récits iraniens ont présenté au moins certains échanges comme passant par des médiateurs.

Al Jazeera avait auparavant rapporté l’affirmation de Donald Trump selon laquelle il avait communiqué directement avec l’Iran, tout en précisant que Téhéran n’avait pas confirmé à ce stade une reprise des négociations directes. D’autres informations attribuées à la chaîne faisaient état d’experts techniques iraniens à New York, ce que des sources iraniennes ont contesté.

Reuters a rapporté le 22 septembre que l’Iran avait transmis par l’intermédiaire de médiateurs une proposition par étapes et qu’il était prêt à rouvrir rapidement le détroit d’Ormuz si Washington réduisait la pression militaire et levait ce que Téhéran qualifie de blocus de ports iraniens. Reuters a aussi indiqué que la délégation iranienne à New York disposait d’un mandat pour poursuivre des démarches diplomatiques.

Ce que l’Iran a réellement démenti

La distinction essentielle oppose un «nouveau cycle de négociations» à l’existence de tout contact. Un gouvernement peut nier l’ouverture de négociations formelles tout en échangeant des messages par des intermédiaires, en tenant des discussions techniques ou en examinant une proposition.

Les informations publiques ne permettent donc pas d’affirmer qu’aucun contact n’a eu lieu. Elles ne suffisent pas non plus à dire qu’un nouveau cycle formel a commencé ou qu’un accord a été conclu. On peut seulement établir que différents médias ont décrit différentes formes de contact et que des sources iraniennes en ont contesté certaines.

Le terme «blocus» nécessite également une attribution précise. Reuters a rapporté une demande iranienne de lever le «blocus» de ports iraniens. Ce mot fait partie de la description iranienne de la pression américaine et ne prouve pas à lui seul que Washington qualifie officiellement ses mesures de la même manière.

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